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Pétition de FAFCE a les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la UEBerlin, le 17 juillet 2007 Le Sommet européen des Chefs d’Etat et de Gouvernement, qui s’est tenu à Bruxelles les 21-22 juin 2007, a décidé de lancer une Conférence intergouvernementale (CIG) pour parachever et adopter le nouveau Traité de l’Union européenne. Cette CIG, qui aura lieu les 23-24 juillet prochain, lors de la réunion du Conseil Affaires générales/Relations extérieures, est cruciale pour l’avenir de l’Europe. Elle se basera sur le projet élaboré par la Convention et qui se trouvait joint du compte-rendu du récent sommet du Conseil Européen. Le FAFCE - ensemble avec le COFACE – souhaiteent saisir cette occasion pour demander que, parmi les objectifs de l’Union européenne, une référence explicite soit faite au soutien de la vie familiale. En effet, soucieux de l’avenir démographique de l’Union et de ses Etats membres, au Sommet précédent – le 8 mars 2007 -, les Chefs d’Etat et de Gouvernement ont, à l’unanimité, décidé la mise sur pied d’une «Alliance européenne pour les Familles». Cette Alliance a été confirmée au Sommet des 21-22 juin. Tous les Etats membres s’accordent pour défendre l’idée de soutenir les familles par des «family friendly policies» (une politique en faveur des familles). Il apparaît donc que l’UE occupe maintenant le rôle de coordination, de promotion et d’échange, dans le domaine familial, sans que ses compétences en cette matière soient élargies. La FAFCE a accueilli favorablement et expressément cette « alliance européenne pour les familles ». Il y a effectivement une relation incontestable entre la vie familiale et les objectifs d’égalité entre les femmes et les hommes, de solidarité parmi les générations et de protection des droits d’enfants, tels qu’ils sont repris dans le projet de Traité actuellement sur la table. Nous nous permettons, par conséquent, de proposer qu’à l’article 3 de ce projet – Les objectifs de l’Union, soient ajoutés, au point 3, § 2, les mots en gras ci-dessous : « Elle combat l’exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales, l’égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits des enfants et le soutien à la vie familiale. » En effet, tous les sondages font apparaître que la vie familiale 1 est une des premières valeurs des citoyens européens. Des familles sont des prestataires dans tous les pays de l’UE sans lesquelles les Etats n’ont pas de chances de survie : La famille représente le premier lieu pour apprendre : Ici on passe des expériences qui sont adaptées par la prochaine génération, ici on communique des valeurs qui sont cruciales pour la vie ou la mort d’une communauté. Des enfants et des parents apprennent la coopération et la solidarité, les expériences avec des conflits, la disposition pour une réconciliation, la faculté de la confiance en soi mais aussi l’empathie, la considération mutuelle et la tolérance. La famille représente - malgré toutes les prévisions contraires - normalement un réseau constant pour toute une vie. La famille est le lieu ou les membres des générations différentes sont responsables réciproquement au-delà des prestations sociales. Il faut conserver la solidarité familiale, avec les valeurs fondamentales comme la fiabilité et la fidélité – sinon le défi démographique va alourdir considérablement la communauté solidaire. Aucun Etat n’est pas en mesure de prendre en charge les dépenses que les familles assument comme prestations. La prise en compte par l’Union de la dimension familiale contribuera donc nécessairement à la rapprocher de ses citoyens, jusque dans leur vie quotidienne. Plusieurs mesures politiques et initiative importantes de l’UE ont déjà un impact considérable sur la vie des familles européennes, en tant que groupe social spécifique. Par l’élargissement de l’UE, cette influence touche de plus en plus de familles. En très bref, voici quelques exemples :
Cette politique a des conséquences évidentes sur la vie familiale : droits sociaux, emploi, éducation, logement etc.
C’est la nécessité des services et du temps pour les familles, qui fait la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale une des clés de la réussite des politiques d’égalité des chances. Le rôle de l’homme dans la famille en est d’ailleurs un aspect important, aussi que d’autres mesures comme l’organisation générale ainsi que l’organisation du travail professionnel.
Derrière chaque personne discriminée, il y a très souvent toute une famille qui souffre de cette discrimination.
Ce sont des familles entières qui sont touchées. En outre, la lutte contre la pauvreté des enfants s’effectue, dans la grande majorité des cas, par le soutien à leurs parents.
Il faut faire avancer l’engagement pour la protection des enfants contre abus et exploitation. Malheureusement le rôle de la famille comme lieu de protection et lieu important pour le développement des enfants souvent n’est pas considéré convenablement.
En discutant la sécurité et flexibilité les emplois on ignore souvent la perspective de la famille. Mais la stratégie de Lisbonne ne sera pas couronnée de succès si ce n’est que la promotion des emplois au premier plan de l’actualité et si on oublie les conditions de vie des familles. Avec une telle approche on ne sera pas en mesure d’affronter les défis démographiques européens. Naturellement il existe beaucoup d’autres domaines où la dimension familiale est primordiale : en matière des droits fondamentaux, de la protection des consommateurs, de la santé, des services d’intérêt général etc. Inscrire le soutien à la vie familiale parmi les objectifs de l’Union permet, par conséquent, de répondre aux attentes des Européens et correspond à l’évolution souhaitée par les Etats membres. Nous vous remercions vivement de votre soutien que vous pourrez apporter à notre demande et nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées. Elisabeth Bußmann Barbara Fiala
1 Eurobarometer 97% of the Europeans state that family is important to them (Health is first, followed by work 84%, religion 52%, politics 42%). Family members are still contact persons in case of illness, in personal matters or in case of financial need or impairment of health, i.e. the generation solidarity is still functioning. |
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